STYLE AU MASCULIN | 4 couvre-chefs traditionnels et le sens de leurs usages

28 décembre 2025 4 Min Read

Dans le style des hommes d’Afrique de l’Ouest, ce qui se porte sur la tête est un marqueur fort. Bien plus qu’un détail esthétique, le couvre-chef est une signature.
Une manière discrète mais assumée de dire d’où l’on vient, ou ce que l’on respecte.

Entre héritage et quotidien, ces pièces racontent une histoire silencieuse. Celle d’une identité qui se transmet sans discours, mais avec constance. Du kufi des papas au chapeau du nomade fula, elles incarnent une continuité culturelle que chacun s’approprie à sa manière.

Le kufi des papas

Le kufi est le couvre-chef le plus familier de mon paysage intime.
Choisi selon l’humeur du jour, il repose sur la tête de mon père, comme sur celle de nombreux hommes d’Afrique de l’Ouest, porté avec sobriété et élégance.

Avec le temps, il est devenu un repère visuel, chargé d’une symbolique spirituelle.
Il évoque l’expérience, la sagesse, le respect.

Un couvre-chef qui ne cherche pas à impressionner, mais à affirmer une présence tranquille.

Le turban protecteur du Nord

Dans le Nord, le soleil, le vent ou les tempêtes de sable ne préviennent pas.
Alors on s’enveloppe. On enlace la tête et parfois le visage avec un turban, le chèche.

Savamment porté par les Tamasheq, il était d’abord une réponse des nomades au climat.
Aujourd’hui, même en ville, il conserve avec noblesse cette fonction protectrice contre les éléments, mais aussi les regards.

Associé à un grand boubou indigo, une tunique et un sarouel aux mêmes tons, il dessine une silhouette fonctionnelle à l’allure majestueuse.

L’anti-mouche dogon

Ce bonnet est une création du pays Dogon, à Bandiagara, au Mali.
Derrière son design minimaliste se cache une idée ingénieuse : repousser les indésirables du visage grâce à de simples pompons fixés sur les côtés.

Les mouches s’approchent ?
Un léger mouvement de tête suffit.
Les pompons oscillent, l’air se déplace, les intrus s’éloignent.

Un artisan dogon m’a raconté cette histoire en souriant, lors d’un salon.
Je n’ai jamais su si c’était une légende
Mais j’aime l’idée qu’ici, le style s’associe à l’utile avec simplicité.

Le nomade fula

D’abord, ce chapeau labellisé chapeau de Saponé, au Burkina Faso, suivait les pas des bergers fulas (Peuls), qui l’avaient adopté en le nommant le tingandé. Il avançait avec eux, sous le soleil, au pas lent des troupeaux.

Orné de pièces de renforcement en cuir teinté, il puise sa force dans une esthétique sobre et fonctionnelle qui charme. Aujourd’hui encore, il accompagne les nomades et les voyageurs, les protégeant efficacement du soleil.

Au-delà des tendances, il s’inscrit dans le temps long. Celui des accessoires transmis parce qu’ils sont utiles, beaux et qu’ils durent.

Si un visage vous revient en tête à la lecture de ces mots, partagez l’article avec la personne concernée, elle comprendra.

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